Black Light Burns
CRUEL MELODY
Derrière ce nom énigmatique se cache l’ancien guitariste peinturluré de feu (ou pas) Limp Bizkit, Wes Borland, et mon gros coup de cœur de ces derniers temps…
Side-project pendant le temps où il officiait encore au sein du groupe de Fred Durst, il le dirige à présent de main de maître et y consacre toute son énergie créative, accompagné de grands noms : Josh Freeze (A Perfect Circle, NIN) et Danny Lohner (NIN). En effet, Borland ne s’arrête point à la composition de musique. C’est lui qui a créé la cover, sublime, de ce premier effort. Mais ne vous trompez pas et n’arrêtez pas de lire parce que vous avez lu “Limp Bizkit”. Je suis le premier à regretter la fin plutôt pitoyable de mon premier groupe de rock (eh oui), mais Black Light Burns n’a rien à voir ! … Continuez alors !!!
Premier album qui a mis du temps à venir dans nos contrées… Cruel Melody est déjà sorti aux USA depuis le 5 juin 2007 !!! Mais rattrapons maintenant le temps perdu. Vous allez plonger dans un monde sombre et tortueux.
Savant mélange de deux grands groupes, à savoir Queens of the Stone Age et Nine Inch Nails, Black Light Burns y apporte sa patte personnelle et même quelques restes de Limb Bizkit.
I Am Where It Takes Me. Calme, envoûtant et mélancolique, se perdant dans une nuit sans lune, la voix de Borland se sublime sur ce titre et prend aux tripes. Une voix féminine l’accompagne divinement et fait de morceau un des meilleures de l’album.
Saccadé et furieux, Stop A Bullet cartonne avec Wes qui susurre presque au creux de votre oreille avant de lancer l’artillerie lourde.
Quand je parlais des anciennes sonorités de Limp Bizkit, le début du titre éponyme me semble clairement l’exemple type. Ballade mélancolique à souhait, prompte à vous faire planer dans une obscurité bienvenue et bienveillante. Avant de finir en apothéose. Pareil pour One of Yours qui aurait très bien pu être sur les bons vieux albums du combo de Jacksonville.
The Mark inflige une bonne correction metal, sec et sans bavure. Les débuts de certains titres sont vraiment massifs, tel Coward : un vrai déluge de riffs. Animal lorgne plus du côté Trent Reznor, avec une mélodie indus accrocheuse et puissante sur le refrain. Plus électro, Lie explose au refrain et lance un “NOW I AM BURNING ALIVE” énorme, taillé pour faire hurler une salle entière à l’unisson.
Mesopotamia est juste superbe, une des meilleures du skeud. Digne descendant du stoner des Reines, le morceau est d’une puissance magistrale et son rythme obsédant. Des rythmes électros presque sensuels se retrouvent aussi sur New Hunger & le bonus track Kill The Queen. Juste avant ce dernier, Iodine Sky est une longue plage instru belle à mourir. NIN n’est jamais loin sur cette fin…
Inlassablement, je peux le faire tourner 2-3 fois et les mélodies jamais ne m’ennuient. Preuve suffisante que l’album est varié et accrocheur. D’ailleurs, un album de reprise (Cover Your Heart) est attendu pour, déjà, le 8 août et un successeur en marche. Comme quoi, un retard peut avoir aussi un bon côté ! Alors jetez-vous dessus, c’est du vraiment très bon !
MYSPACE
Morra’s selection : Mesopotamia, I Am Where It Takes Me, 4 Walls










