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SERJ TANKIAN

octobre 31, 2007

ELECT THE DEAD

System est, après un double album épique et grandiose (Mezmerize & Hypnotize, 2005), en mode pause puisque ses 4 membres se sont tournés vers des projets annexes. Du côté de Daron Malakian, c’est le combo Scars on Broadway, composé avec son collègue de SOAD le batteur John Dolmayan. La première sortie devrait arriver courant 2008.

 

Serj Tankian a lui sorti son premier album sous son propre nom, avec comme titre Elect The Dead. Comme pour les productions SOADiennes, le rendu de l’album est superbe. Le design est proche des Mezmerize/Hypnotize avec les artworks du moyen-orient. En clair, ce genre d’album qui vous convainc que le download de songs sur le net c’est quand même bien moins sympa que de s’offrir un bel écrin qui trônera de longs jours à côté de votre chaîne hi-fi !

 

Mais revenons-en à la musique ! Ce cher Serj (dites le très vite pour voir -P ) nous livre des magnifiques titres qui, il faut le dire, continue sur la lancée de SOAD. Mais et alors ? SOAD, c’est bon et puissant et rafraichissant ! On ne va pas faire les enfants gâtés hein ! Ca commence d’ailleurs for, très fort avec Empty Walls, SOAD pur jus avec ses voix psychédéliques hurlantes et ses choeurs qui vous fige ! The Unthinking Majority commence elle aussi direct, avec Serj partant dans sa voix folle puis des pianos viennent calmer lors du couplet, accompagnant une belle mélodie proche-orientale. La volonté de mettre ses racines dans sa musique se ressent parfaitement sur cet album, comme bien des titres de SOAD. Le break est tout bonnement barge…

Le début de Money est plus aérien, se rapprochant un peu d’Aerials (ouai je sais elle est facile celle-là…). La mélodie est très belle et tranche avec un refrain beaucoup plus hargneux et porté sur les riffs qui tuent. Sur un sujet aussi sensible, on ne peut que saluer la justesse des paroles de Serj. Une guitare sèche entame un Feed Us qui ensuite se lance dans des riffs lourds et pesant tout en laissant place à des couplets tranquilles, avec la voix tellement apaisante de Serj. Cette voix qui vous prend aux tripes sur le refrain, cette voix que j’adore… Saving Us est superbe, avec ses choeurs sur le refrain qui accompagnent les paroles de Serj…

tearing us, you’re tearing us
you’re breaking us, you’re breaking  us
you’re killing us, you’re killing us
you’re saving us, you’re saving us

un titre vraiment très beau… Sky is Over démarre avec une petite mélodie au piano, pour mettre une touche tragique à ce titre qui porte tout comme son prédécesseur une puissance dans les émotions qui touche à la grâce. La ballade Baby est géniale. Des refrains plaintifs de Serj aux magnifiques paroles douces des couplets, un coup magistral de plus dans cet album. Sur Honking Antelope, Serj aborde le futur désagréable qui va inévitablement nous tomber dessus si nous continuons à le pourrir à ce point armé de ses riffs et de magnifiques violons…

wouldn’t it be great to heal the world
wih only a song …

Lie lie lie est bien psychée, avec une petite voix folle répondant à Serj et hurlant à ses côtés sur les refrains et fredonnant des petits lalalalala LIE LIE LIE qui résonnent dans votre tête bien après. Riffs incisifs et lourds sur Praise the Lord and Pass the Ammunation. Encore un passage complètement fou sur le refrain, c’est vraiment excellent et on se laisse aspirer dans le folie de notre chanteur, psycho nevrotique et schyzo ! Un break limite jazzy vient percer vers les 3 minutes pour compléter ce tableau insensé. Beethoven’s C*** est lui aussi un bijou entre les riffs massifs et les textes débités hyper rapide par Serj et les refrains toujours aussi fous. Un piano sombre et martial entame la fin, une fin du même nom que l’album, et les paroles poignantes soutenues par la voix mélancolique de Serj, voilà comment finir superbement son album.

À recommander en tout cas à tous ceux qui aiment SOAD et qui ne peuvent attendre leur prochain album. En attendant de voir ce que donnera Scars on Broadway, cheers à Tankian pour cet très bel album !!!

Morra’s selection : Elect the Dead, Empty Walls, Honking Antelope

The Empty Walls of the Unthinking Majority hide Money for the illusive afterlife and do not Feed Us instead, thereby Saving Us from the conclusive environmental theory that the Sky Is Over. The Baby is run over by the careless Honking Antelope who, quoting from the book of Lie Lie Lie, cries Praise The Lord and Pass The Ammunation. The ground rumbles and out flies Beethoven’s C*** screaming Elect The Dead !

Serj

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