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~ Greenfield Festival 2008 ~

juin 24, 2008

Juste avant les examens, il n’y a rien de tel que trois jours de rock, tout simplement, pour se vider la tête, s’envoyer lourdement dans les pogos et ne plus penser à rien si ce n’est à la baffe live qu’on se prend chaque minute. Le Greenfield, c’est un putain de paradis.

sur la UNE du daily-rock.com, avec concours !!!

La poisse météorologique continue de tomber sur les festivals suisses, après un Caribana humide. Avec à peine quelques rayons de soleil le vendredi, le froid aura été bien présent tout le week-end. Heureusement pour nous, Lerry avait pu avoir le chalet ^_^. Donc dodo au chaud, fondue à 3 heures du matin et petit déj’ sur la terrasse avec vue sur le lac et les montagnes. Thanks L’R, parce que quand on voyait l’état du camping avec le sale temps …

D’ailleurs, énorme regret de ne pas avoir pu faire le trajet en moto, par les cols et les routes sinueuses. A remettre une prochaine fois, tant la route qui borde le lac de Thun est intéressante.

Arrivée sur les lieux, retrouvailles de l’année passée avec cet endroit superbe et qui plait bien souvent aux artistes. Camping, tentes, shops, ravitaillement, scènes, tout y est, prêt pour trois jours.

DAY ONE

Heaven Shall Burn termine son set quand nous arrivons enfin. Les suivants ne seront pas manqués !

SICK OF IT ALL

i ♥ NXHC ! Chauffer les derniers arrivés, c’est plutôt bien parti pour le gang new yorkais. Le moshpit lance les premiers bravehearts, les premiers pogos. Précurseurs du genre, ils ont tenu leur rang de stars du punk-hardcore made in NY. Très bon début de festival !

IN FLAMES

Les suédois ont du apprécier le climat semblable à leur nordique contrée. Énorme lightshow, qui aurait bien mérité l’obscurité de la nuit pour claquer encore plus, et death metal de première qualité. Tantôt mélodieux, tantôt aggressif et sans concessions, le son de In Flames m’a beaucoup plu et a rencontré un énorme succès auprès du public. Les musiciens semblaient d’ailleurs émus par les nombreux applaudissements.

Pendant ce temps, et malheureusement, Enter Shikari faisait trembler la tente au son explosif de trance et de hardcore. Ce sera pour la prochaine fois.

BULLET FOR MY VALENTINE

Enfin ! Après une première partie d’Apocalyptica annulée pour cause de maladie de Matt (2006) et un retrait de l’affiche du Green’07 pour préparer le digne succésseur de The Poison, les 4 gallois étaient enfin à portée de tir ! Aux côtés de Trivium et Avenged Sevenfold, ils forment cette nouvelle génération du heavy metal, prête à prendre la relève et assurer un futur radieux au metal en général. Un show précis et carré, peut-être trop, qui était efficace mais sans cette touche de folie qui ferait franchir un autre palier au groupe. Les hits monstrueux ont défilé, la fosse était bouillante (par contre, Circle-pit n’a pas vraiment été compris, c’était plutôt Gros bordel sans rotation… 🙂 ). Bref, ils sont promis à un brillant avenir après seulement deux albums.

THE OFFSPRING

Le soleil de Californie n’aura pas atteint la vallée d’Interlaken. Une scène dépouillée de tout artifice, même pas de bout de drapeau aux couleurs du petit dernier ! Les lumières s’éteignent, la fumée s’élève, les premières notes de Bad Habit retentissent et font exploser de joie le public impatient. Génial ce début, surtout quand la vitesse reprend ses droits et que Dexter et Noodles font péter la suite du morceau. Ils ont pris un sacré coup de vieux ! Alors oui c’est toujours super de voir pour la première fois un groupe de cette ampleur, mais le sentiment que le travail n’a été fait qu’à moitié m’a un peu déçu. 1h20 de live, alors qu’ils ont pas moins de 8 albums avec, à chaque fois, une bonne moitié de hits en puissance ! Une tracklist qui pourrait tenir facile 2h30 !

Seulement 2 titres de Rise & Fall – Rage & Grace, c’est minimaliste ça ! Pretty Fly, ce n’est de loin pas la meilleure et pourtant la plus acclamée. Où sont les Million Miles Away, The Noose et Killboy Powerhead ??? Et en plus, ils vont finir abruptement 15 minutes avant l’heure officielle ! Mais il y aura quand même eu de superbes moment, comme sur Self Esteem et le public entier qui fait les choeurs en jumpant à l’unisson. Un final incroyable, avec The Kids Aren’t Alright, titre phare d’Americana. Ils ont joué, ils sont partis, sans fougue, absents presque j’ai trouvé. Content mais pas complètement de les avoir enfin vu. Même impression qu’avec MM l’année passée, avec du recul, qui avait livré une prestation aussi un peu molle, alors qu’on s’attend à de la provoc’ de la part du God of Fuck. Bref, espérons un passage dans une salle cet hiver pour avoir une vision autre que celle d’un festival et un peu plus de titres du dernier album.

APOCALYPTICA

Nos 4 violoncellistes ont fait fureur. Une tente remplie à ras bord, débordée même ! Le reflus de la grande scène était aussi à prendre en compte, mais Apo’ a quand même bien attiré les foules. Un petit moment d’attente dehors pour éviter de faire s’écrouler la tente et après hop, on retourne au combat. La dernière demi-heure fut excellente. Last Hope : un grand moment, avec sa partie de batterie énorme. Struggle et ses cris stridents de violoncelle était de la même trempe. Moment de calme avec Bittersweet. Et un final, comme à chaque fois, sur le monument classique Hall of the Mountain Kings ! Paavo, Eicca, Perttu et Mirko assurent toujours autant. De leur début à l’Usine à Genève jusqu’aux grandes scènes d’aujourd’hui, le groupe a gardé cette force, cette qualité de musique qui attire de plus en plus de monde. Ils le méritent bien. Apo’, c’est du lourd !

DAY TWO

Non, le temps ne se sera pas calmé, bien au contraire. Pluie, boue, vent, froid. Un vrai mois de juin !

HUNDRED REASONS

Sous la tente, c’est Hundred Reasons qui officie en cette fin d’après midi devant un public peu nombreux. Sympa mais sans plus.

RISE AGAINST

Le gros morceau du soir, c’était bien eux. Le combo de Chicago a usé de ses meilleurs armes pour satisfaire ses fans. Un immense drapeau frappé du RISE surplombait la scène et donnait un sacré effet. A nouveau, le moshpit était sens dessus dessous. Le crowd surfing a atteint son apogée, il en arrivait de partout et parfois par deux !!! Look et musique m’ont beaucoup rappelé leurs frères de Pittsburg, Anti-Flag. Ce week-end, nous avions la chance de pouvoir avoir les dignes représentants de la cause Punk, il fallait en profiter à fond. Rise Against a tenu ses promesses et le show était excellent.

Die Arzte. Groupe rock phare en Allemagne mais dont la notoriété n’a pas dépassé les frontières germanophones, à la différence de Rammstein. Quelques minutes à écouter pour tout de même se faire un idée. Pas mal de blabla entre les songs, en allemand, donc voilà. Direction la tente pour d’autre horizons musicaux.

COHEED & CAMBRIA

Epique et technique, c’est ce qui pourrait résumer la musique de C&C. Je ne connaissais que de nom, mais leur prestation a plutôt été convaincante. Le dernier titre m’a carrément épaté par son côté limite BO de film. Cela a surtout donné envie de se plonger dans le monde créé par le chevelu (c’est le cas de le dire) Claudio Sanchez. En effet, Coheed & Cambria est tout un univers fantastique, chaque album étant un chapitre. Des comics existent d’ailleurs sous le nom de The Armory Wars. Et pour saisir toute l’ampleur du travail artistique, il faut absolument s’y plonger !

OCEANSIZE

Autre belle surprise, pour finir le deuxième jour en beauté. Des morceaux longs et énormes, un chant puissant. Progressive Death Indie est mentionné sur leur myspace et je crois que cela correspond bien à leur son. Passant de moments calmes à d’autres beaucoup plus violents, le groupe de Manchester m’a laissé une très bonne impression. A surveiller de près !

DAY THREE

Au réveil, un petit sms sur mon natel a assombrit quelque peu la dernière journée. LP n’allait pas venir, remplacé au pied levé par Bad Religion en tournée dans un festival pas loin, à cause d’une histoire de guitariste malade.

Le Greenfield perd une de ses tête d’affiche le dernier jour, écourté en plus par le dernier match (pour du beurre en plus…) des suisses. Même si Linkin Park n’est plus un de mes favoris, cette annonce était quand même un peu rageante…

BIFFY CLYRO

Biffy. Première partie il y a un an bientôt, d’Archive et de Muse au Parc des Princes. Ils n’avaient pu jouer que 3-4 songs à cause d’un retard. Correction aujourd’hui avec un show en entier sous la tente. Et franchement, c’était bien bon. Des mélodies entrainantes et parfois techniques, oscillant entre rock et metal, Biffy a assuré un show bien rock’n’roll. Quelques titres de Puzzle, le dernier album qui les a véritablement révélé au grand public, que j’ai reconnu et dont j’ai trouvé la transposition en live plutôt convaincante et plus électrique, plus puissante. Cheers Scotland !

BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB

Principale attraction du jour pour moi. Le Black et son look de motard; veste en cuir, magnifiques guitares vintages, son crasseux à l’odeur de vieux bar rockabilly ricain, c’est juste le pied. Il ne manquait plus qu’une Harley dans un coin de la scène.

Dans une pénombre propice, Robert Levon Been et Peter Hayes, cigarette allumée, nous ont fait revivre des époques lointaines. Country, blues et rock’n’roll, B.R.M.C. a fait cracher les amplis pour la dernière fois sous la tente en 2008. C’était bon, c’était juste ce qu’il fallait pour terminer en beauté. Berlin fut énorme, tout simplement. 666 Conducer, un délice. Un des meilleurs live du weekend !

NOFX

Ils ont du prendre la place horaire de LP, puisque Bad Religion a été inséré en milieu d’après midi et a tout décalé les autres groupes. Terminer le Greenfield en plein jour et devant une foule éparse ne devait pas être facile.

Fat Mike et ses compères s’en sont pourtant bien sorti en faisant les cons sur scène et en terminant sur un solo d’accordéon juste GÉNIAL d’Eric Melvin. Le punk, dans toute sa splendeur ; la liberté. Une belle sortie avant que les écrans ne s’ouvrent sur le match de l’Euro…

Φ

On a résisté au sale temps, on a pu découvrir de bons groupes, se faire des pogos, se charger et s’éclater à fond. C’était l’essentiel, le Greenfield 2008 a tenu ses promesses. Vivement la prochaine édition : SlipKnoT, Trivium, Nine Inch Nails, Serj Tankian, Scars on Broadway et tant d’autres, on croise les doigts et …

…see you in 2009 !

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