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SlipKnoT & Machine Head ~ 17.11 at the Eishalle

novembre 18, 2008

Une semaine après un concert mémorable de Slayer, on remettait le couvert, cette fois avec mon cher frère, avec deux hautes pointures.

Winterthur, ce n’est pas vraiment la porte à côté et le trajet devient carrément le pur trip avec provisions, boissons, lecture, pc portable pour écrire la review pendant le trajet de retour… Bon, cela a quand même ses inconvénients : se taper les pendulaires de Berne et de Zurich, ainsi que le périph’ de Winterthur. Mais bon, après 3 heures de route, nous sommes enfin à destination.

En arrivant, nous avons la désagréable surprise de découvrir une file énorme à l’entrée. L’Eishalle Deutweg tremble déjà sous les riffs et nous nous inquiétons bien sur de pouvoir assister en temps et en heures, au minimum à Machine Head. Nous n’avons pas fait 280km pour un groupe, ni déboursé 75.- pour un unique set ! Heureusement, la file avance tout de même régulièrement. Mais nous constatons par la suite que seulement 4 types contrôlaient tout ce beau monde et s’ils avaient un peu réfléchi, ils se seraient dit que 18 heures, c’était un peu l’heure de pointe où tous ceux qui bossent arrivent enfin pour se délecter d’un live de métal.

Donc nous arrivons à point nommé pour Machine Head. Dommage pour Children of Bodom, ce sera pour la prochaine fois.

Un rideau noir cache la scène et s’ouvre enfin sous les cris des fans du combo d’Oakland, Californie. Adam Duce, Dave McClain et Phil Demmel prennent place sur la scène jusqu’à ce qu’arrive le grand Robb Flynn. Il a le regard du gars qui est prêt à en découdre et à mettre la pâtée à la fosse. Ce n’est pas peu dire. Clenching the Fists of Dissents ouvre le bal avec son intro de révolutionnaire à la guitare acoustique. Puis c’est le chaos, tout s’emporte, les projecteurs font vriller la scène dans un tourbillon tandis que la fosse s’agite pour ne plus s’arrêter. S’ensuit Aesthetics of Hate qui fout tout autant le bordel. Robb et Adam sont dos à dos pour lancer les solos endiablés de ce titre énorme, tout en puissance. Puis la guitare levée, Robb salue la foule et nous lance un « Prost ! » ravi !

C’est que ce frontman a la trempe des meilleurs. Il a la hargne, il a la voix puissante et rageuse, il sait mener ses troupes et le lui rendre avec un enthousiasme incroyable. Oui, Robb est un putain de chanteur. The Blackening est pour moi une sacrée pièce de metal. Il n’y a pas un seul morceau à jeter de cet album et ce n’est pas un hasard s’il fait toujours partie des albums qui tournent sans cesse sur ma platine.

Halo emporte tout sur son passage et les anciens titres sont chantés à tue-tête par la salle entière. De Through the Ashes of Empire, l’énorme Imperium confirme son statut d’incontournable. Davidian, de Burn my Eyes, pareil.

Rincé, déjà complètement détruit par ce premier set mais heureux, ô combien heureux, d’avoir pu me reprendre un claque semblable à celle de The Black Crusade en décembre 2007.

Flo me rejoint, nous attendons patiemment le clou de la soirée… A nouveau, le rideau noir couvre une scène qui se construit en cachette.

Après une bonne demi-heure, les lumières s’éteignent. Ça y est. Nous y sommes enfin putain. Après près de trois ans de disette, de longue marche du désert pour les maggots, notre Graal se trouve enfin là, à portée de tympans.

Joey est le premier sur le terrain. Son masque de kabuki en version christ de l’enfer est impressionnant et en plus, il porte des gants à bouts de racines d’arbres (voir Manson dans The Nobodies pour se faire une idée…). Les autres arrivent tour à tour, Corey en dernier. C’est l’ambiance malsaine d’Iowa qui accompagne cette entrée et Surfacing explose. Commencer avec ce titre en premier, c’est un peu comme si KoRn startait ses lives avec Blind. On est HS dès le premier round ! Mais pas le temps de souffler. The Blisters Exists perce un deuxième trou dans nos tympans et de se faire suivre par Disasterpiece. Les plus gros quoi. Une vraie mandalle.

Sur scène, le combo de Des Moines s’est vraiment donné. Les tourelles de fûts de Clown et Shawn sont sur des pistons et s’élèvent dans les airs pendant les titres, avec parfois un Sid boiteux qui s’accroche comme un singe. Le kit de Joey est immense, une vraie pièce d’artillerie. Derrière lui, d’énormes marches métalliques où Corey et d’autres iront se promener pendant les titres. Un décor digne de la période bénie d’Iowa en quelque sorte, avec les symboles sataniques en moins (666 lumineux, boucs, etc….).

Before I Forget continue le massacre et je tente ensuite de reprendre rapidement mon souffle sur le plus calme Dead Memories, dernier single en date. Mais Slipknot a encore de quoi nous achever. Brûlot punk-hardcore-death, Get this me brûle la tête et ravive mes meilleurs souvenirs des précédentes dates (Genève 04 et Bex Rock 05). Tiré du dernier, Psychosocial fut génial en live. Un rythme entrainant, des paroles à hurler de tout son cœur, un pur titre dans la lignée des Left Behind et Wait & Bleed. Liberate (My Madness), c’est ce qu’ont fait depuis le début tous les maggots. Partant dans des headbangings insensés ou des circles-pits (parfois un peu brouillon il faut l’avouer), le pit du Knot est un vrai bordel ! Et puis un autre titre provocateur et bien agressif, The Heretic Anthem. Sid balance le désormais célèbre 8-7-6-6-6-5-4-3-2-1- GOOOOO, dans les dents.

Et pour la première fois de mes lives, je vais devoir m’avouer vaincu un instant. Le fait d’avoir zappé un petit hot-dog à cause de notre arrivée tardive y était grandement pour quelque chose et je devais absolument me désaltérer, à défaut de manger. Pendant ce court arrêt aux stands, je me délectais de loin d’un titre encore jamais joué ou peut-être seulement à leurs début : Prosthetics. Mais quand Corey annonce un autre ancien morceau et fait mention d’entrer dans la Fucking History, je sais immédiatement de quoi il retourne et me rends sans plus tarder à nouveau dans la fosse. Spit it Out crache ses paroles violentes à la tronche des derniers survivants. Puis c’est l’instant que tous les maggots connaissent et appliquent, maintenant avant même que Corey ne nous l’ordonne. Siting pour toute la crowd ! Je m’empare de mon appareil-photo et filme ce moment mémorable. Premier échec à cause de quelques fans qui se sont levés trop vite. Furax, Corey ne se laisse pas faire et demande de recommencer le rituel. Joey lance les drums, Mick et Jim suivent aux guitares. Total kheops dans la fosse. Tout simplement énorme. Enorme.

Le Knot nous dit au-revoir sur un autre titre oublié mais cependant hautement abrasif : Only One. Avec au milieu une petite partie déjantée, comme Corey nous a habitué avec Stone Sour et son Sweet Home Alabama. Les lumières s’éteignent mais celle de la grande salle restent aussi absentes, les neufs n’en ont pas encore fini avec nous.

Des roadies s’affairent autour de la batterie de Joey et je devine ce qui va nous arriver. (515), indicatif de l’Iowa pour les non-initiés, entame ses cris rauques et abjects et annonce leur retour pour le putain de titre People = Shit. Un véritable hymne, un gros crachat bien acide qui ne laisse aucune chance. La fosse part en délire, moi et mes forces retrouvées avec. Ce qui confirme encore et toujours que le deuxième opus du Knot reste un des albums les plus haineux que je connaisse. Un autre hymne rassembleur le suit, c’est Duality. Chantés par la salle entière, cela foutait de sacrés frissons. Des frissons de joie !

Puis c’est le titre final. Le monumental SIC, accompagné d’un solo de batterie que j’avais bien deviné. Joey s’est élevé dans les airs et a tournoyé, comme à leur live du DVD Disasterpieces, tout en martelant les peaux. Un moment d’exception pour tout maggot qui se respecte. Superbe, tout simplement. Les neufs saluent un à un le public, reconnaissant pour ce show excellent. Un son d’ailleurs bien meilleur pour les deux groupes que la semaine passée (surtout celui de Trivium).

Brisés et rincés, c’est l’état dans lequel nous étions à la sortie du concert. Mais juste heureux. C’était des retrouvailles. Presque les larmes aux yeux. Petit tour au stand merch’ et ensuite reprendre la route malgré notre fatigue physique.

On peut croire que SlipKnoT s’est calmé à partir des Subliminal Verses. Des chansons acoustiques, calmes, composent à présent la discographie des masqués. Mais il est une chose qui reste claire et nette. C’est qu’il reste un groupe de scène et n’a pas le moins du monde perdu de sa force. C’était en tout cas une claque aussi forte qu’il y a trois ans, donc les faits sont là.

Selon moi, la suite va se dérouler ainsi : une tournée intense mondiale jusqu’aux festivals de cet été (Download, Rock Am Ring, Greenfield ?, etc …), puis une tournée d’adieu. Oui. Slipknot va s’arrêter là, je le sens… Nous verrons bien si l’avenir me donne raison !

Stay (sic) maggots !!!

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